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Bien
dimensionner un tuyau ou un conduit dans un réseau hydraulique ou
aéraulique, que l'on fasse de la plomberie artisanale ou l'étude d'un réseau
industriel est un problème incontournable. Les réseaux de distribution de
fluides, liquides ou gaz, air ou eau, sont étudiés de manière à fournir le
débit souhaité avec le minimum de cout de pose et d'entretien et
d'exploitation. Le bruit des turbulences de fluides dans les conduits est
aussi une nuisance à prendre en compte.
Ce qui veux
dire que les dimensions des conduits doivent être étudiées avec précision
avant.
Les dimensions
des tuyaux ou tubes d'un réseau hydraulique ou aérauliques sont généralement
calculées en fonction du
débit souhaité du fluide à transporter. Les
diamètres des conduits sont en général la dimension recherchée. Pour les conduits non circulaires, de section
rectangulaires ou oblongues, on utilise des notions de
diamètres
équivalents, diamètres iso cinétiques ou diamètres hydrauliques. Ceci permet
de calculer les pertes de charges,
débits, ou
vitesses de
fluides des
conduits non circulaires comme si ils étaient circulaires.
Interface
d'aide au choix de conduites en fonction du débit. Cette interface permet de
mettre en évidence la conduite idéale pour un débit donné. On sélectionne
une série du commerce ou une série basique de DN, on choisi un fluide et sa
température dans la liste des fluides(

Et oui,
limitation de vitesse sous peine d'amende...Mais pas trop lentement quand
même
C'est le
facteur déterminant. Une vitesse élevée du fluide entraine des turbulences à
l'intérieur des tuyaux.
Ces turbulences
sont la conséquence de frottement sur la surface intérieur du tube.
Imaginons (juste un instant) être une particule de fluide faisant du rafting
dans un conduit. Au contact direct des bords, le fluide est plus ou moins
"coincé, freiné" dans les rugosités du conduit. Plus ce fluide est visqueux
plus la particule collée contre la paroi s'accroche à ses copines en leur
criant "attendez moi!". Alors que les particules qui se trouvent
tranquillement au milieu de la rivière avancent à fond la caisse. Ces
différences de vitesse
et la viscosité du
fluide détournent les particules du chemin le plus court(la ligne droite) et
l'énergie qui au départ devait servir à aller d'un point à un autre est
ainsi gaspillée en joyeuse ballade de copines criant leur joie dans les
gorges du Verdon...
En bref plus on
va vite, plus on consomme de l'énergie et plus cela fait du bruit. Pour
déplacer le fluide il faudra donc une
pompe plus puissante (investissement plus
cher) et plus gourmande (exploitation couteuse)
Pour réduire
la vitesse(donc la consommation d'énergie) sans réduire
le débit, il
faut donc augmenter le diamètre.
Attention, pour
certains cas une trop faible vitesse peut être nuisible: Lorsque le fluide
est chargé de particules plus lourdes, (aspiration de copeaux, eaux
pluviales...) Une vitesse minimum est nécessaire au transport de ces
particules. Sinon elles tombent dans le fond et s'entassent. Si elle se
collent entre elles, le conduit se voit ainsi réduit et pourrait devenir
trop étroit pour un débit augmentant.(débordement ou brusque montée de
pression aux bouchons) Cette vitesse minimum est la
vitesse de sédimentation
Un inconvénient
aux diamètres importants: LE PRIX ,les tuyaux sont plus chers à
l'achat, au transport, à la pose, en encombrement(profondeur des tranchée)

Répartition des coûts d'une installation
de distribution d'air
Au niveau
efficacité et rendement d'une installation la matière de la conduite joue
son rôle.
La
rugosité de la matière
donnée à l'achat évolue dans le temps suivant le fluide transporté
(agressif,
oxydant, acide, chargé de matière abrasives..) et les conditions
d'exploitation(constamment en eau ou avec des temps d'exposition a l'air
oxydant..)

évolution des coûts d'une installation
en fonction des débits avec l'outil
d'analyse graphique
de mecaflux
Une conduite
peut devenir ainsi d'une rugosité coûteuse en énergie d'exploitation et voir
son prix réel décupler au cours du temps. Le temps d'exploitation est donc à
comparer à l'évolution de la rugosité lors de l'étude du prix d'achat
Quelque
exemples de rugosités suivant
les années et conditions d'exploitation
C'est
souvent cette donnée qui est imposée et qui détermine les dimensions
des conduits.
Pour
les fluides compressibles (gaz ou air):
Les gaz étant
compressibles, il est possible de transformer un volume d'une même quantité
de gaz en le comprimant ou en changeant sa température. Il devient alors
très difficile de parler d'une quantité de gaz en volume sans donner la
pression et la température du gaz au moment ou le volume à été mesuré..
Il serait
compliqué de donner une température et une pression à chaque fois que l'on
parle d'un volume de gaz, alors la température et cette
pression au moment de la mesure du volume est normalisé à des conditions
dites normales. On parle alors de volumes normaux (Nm3) et de débit
normaux (Nm3/h)
en savoir plus sur les normaux m3.
Attention, il existe deux normes et donc des possibilités d' erreurs
dans les conversions:
pression identique de 1013
hectopascals(pression atmosphérique moyenne) pour les 2
normes
DIN 1343 : une température de 273.15K (0°C)
ISO 2533 : une température de 288.15K (15°C)
en savoir plus sur les
normaux m3
Pour
les calculs de pertes de charge, les dimensions
des volumes de gaz (comprimés ou non) déplacés dans les conduits doivent être données en mètres
cubes(m3).
Pour
résumer:
La vitesse
maximum d'un fluide dans un conduit est donc déterminée par la perte de
charge qu'elle provoque. Cette perte de charge "admissible" pour que le
conduit ne soit pas bruyant ou ne génère pas de surcout d'exploitation
(énergie et pompage) doit rester inférieure à 20 mm/m de perte de charge
linéique.
La vitesse
minimum d'un fluide dans une conduite est souvent déterminée par la
vitesse de sédimentation des particules en suspension dans le fluide. La
vitesse minimum est aussi fixée par le prix des conduits et de leur pose. En
effet une vitesse lente amène de faible coûts d'exploitation et de pompage
mais les grand diamètres de conduites, assurant cette faible vitesse
sont coûteux à l'achat et à la pose. On considère en pratique qu'une perte
de charge linéique de 15 mm/m est un bon compromis entre diamètre de conduit
et dépense énergétique.
Pour trouver
le bon compromis entre prix d'achat, pose, installation ,exploitation,
pompage, rugosité et stock du commerce, Une interface
d'aide au dimensionnement des conduits aéraulique ou
hydrauliques est donc intégrée à MECAFLUX.

L'interface
de dimensionnement des conduits balaye une liste choisie de tuyaux et
signale le choix le plus pertinent en matière d'économie d'énergie et de
coûts d'installation d'après les pertes de charges provoquées suivant le
débit imposé. Le diagnostique est juste indicatif et le choix peut être
différent suivant la stratégie d'amortissement ou la durée d'exploitation
escomptée. La donnée intéressante étant l'évolution de la perte de charge en
fonction du diamètre
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