La ventilation renouvele et assainit l'air intérieur des bâtiments et apporte l'air neuf nécessaire au bien etre des occupants.

  • La ventilation naturelle par différence de température utilise la convection de l'air froid pris au dehors qui monte lorsqu'il est réchauffé, cette ventilation peut etre calculée comme pour le tirage d'un conduit de fumée avec un apport de chaleur (puissance de generateur) correspondant a l'apport de chaleur dans les pieces.
  • La ventilation mécanique consiste à créer un mouvement d'air dynamique avec un  ventilateur qui compense les pertes de charges aerauliques, liées au débit dans les conduits aerauliques.

Les neuf principes de la ventilation (d'après l'INRS)

• Envelopper au maximum la zone de polluants
• Capter au plus près de la zone d'émission
• Placement judicieux du dispositif d'aspiration
• Utilisation des mouvements naturels des polluants
• Induire une vitesse d'air suffisante
• Répartir uniformément les vitesses d'air au niveau de la zone de
captage
• Compenser les sorties d'air par des rentrées d'air correspondantes
• Eviter les courants d'air
• Rejeter l'air pollué en dehors des zones d'entrée d'air neuf

En France, la réglementation repose sur deux principes :
• L’aération doit être générale et permanente ;
• Elle doit balayer la totalité du logement grâce à des entrées d’air installées dans les pièces principales et des sorties placées dans les pièces de services.

L’arrêté du 24 mars 1982
Dans son article 3, cet arrêté fixe les débits minimaux pour chaque pièce, quel que soit le type de ventilation, en fonction du nombre de pièces de l’habitation.

  Débits extraits exprimés en m3/h
Nb pieces principales Cuisine Salle de bain Autre salle d'eau WC unique WC multiple
1 75 15 15 15 15
2 90 15 15 15 15
3 105 30 15 15 15
4 120 30 15 30 15
5 et plus 135 30 15 30 15

Des débits réduits
L’article 4, modifié le 28 octobre 1983 indique :
“Lorsque l'aération est assurée par un dispositif mécanique qui module automatiquement le renouvellement d'air du logement, de telle façon que les taux de pollution de l'air intérieur ne constituent aucun danger pour la santé et que puissent être évitées les condensations, sauf de façon passagère, les débits définis par le tableau ci-dessus peuvent être réduits.”

• S’il s’agit d’une VMC (ventilation mécanique contrôlée) simple flux, les débits minimaux à respecter sont les suivants :

Nb pieces principales 1 2 3 4 5 6 7
Débit total minimal en m3/h 35 60 75 90 105 120 135
Débit minimal en cuisine en m3/h 20 30 45 45 45 45 45

• Et s’il s’agit d’une ventilation hygroréglable, les débits de ventilation minimum sont encore abaissés :
Nb pieces principales 1 2 3 4 5 6 7
Débit total minimal en m3/h 10 10 15 20 25 30 35
 

D'après l'article R. 4222-6 du Code du travail

Bureaux, locaux sans travail physique
25 m3 par heure
Locaux de restauration, de vente, de réunion
30 m3 par heure
Ateliers et locaux avec travail physique léger
45 m3 par heure
Autres ateliers et locaux
60 m3 par heure
  • Locaux à pollution non spécifique : pollution liée seule présence de l'homme
  • Locaux à pollution spécifique : pollution liée à l'émission de produits nocifs ou gênants
  • Ventilation locale : captage des polluants au plus près possible de leur source d'émission.
  • Ventilation générale : dilution du polluant à l'aide d'un apport d'air neuf dans le local de travail
  • Ventilation naturelle : aération uniquement faite par des ouvrants extérieurs
  • Ventilation mécanique : aération réalisée par des dispositifs mécaniques; assure des débits d'air neuf.
  • Ventilation mécanique de locaux à pollution non spécifique : débit minimal d’air neuf par personne en fonction du local

Le taux de brassage horaire – ou TBH – correspond au nombre de fois où l'air est renouvelé dans une pièce pendant une période d'une heure. Contrairement au taux de renouvellement horaire, l'air soufflé dans la pièce n'est pas neuf et peut provenir d'une reprise d'air suivi d'une filtration.

Par exemple avec un système de soufflage et de reprise ayant un débit de 30 m³ par heure, le TBH sera de 3 pour une pièce de 10 m³.

Le taux de renouvellement horaire – ou TRH – correspond au nombre de fois où l'air est renouvelé dans une pièce pendant une période d'une heure. Contrairement au taux de brassage horaire, l'air soufflé dans la pièce est neuf.

Par exemple avec un système de soufflage et d'extraction ayant un débit de 30 m³ par heure, le TRH sera de 3 pour une pièce de 10 m³.

La ventilation mécanique est à l'origine de deux types de dépenses énergétiques :

  1. La dépense énergétique du ventilateur

    La dépense liée au ventilateur se calcule en multipliant la puissance du moteur (en kilowatts) par la durée de fonctionnement annuel (8 760 heures si le fonctionnement est continu). Cette puissance correspond aux pertes de charges dans les conduits aerauliques et les pertes de charges singilieres des éléments du systeme et pertes de rendement du ventilateur.

  2. La dépense de chaleur (en hiver) correspondant à la nécessité de réchauffer l'air renouvelé

Les dépenses liées au chauffage (E en Wh/an) peuvent être calculées de la manière suivante :


    E = 0.34 * débit * DJU * 24

  • 0.34 = constante de déperdition pour la ventilation en W/K/ (m³/h) (W: Watt - K: Kelvin)
  • débit = débit d'air en m³/h.
    Le débit est généralement peu connu, il est donc calculé à partir de la proportion du volume d'air du bâtiment qui est renouvelée en 1 heure. La base de calcul peut être de 1 vol/h, ce qui signifie que tout l'air du bâtiment est renouvelé en une heure.
  • DJU (Degrés Jours unifiés) en K.jour/an = mesure calculée pour chaque département égale à la différence entre la température moyenne de la journée et 18°C, chaque jour.
  • 24 heures / jour pour ramener le ratio en heure.


Exemple : Immeuble d'une surface habitable chauffée de 2 380 m² (hauteur sous plafond de 2.50m). La consommation de
chauffage en 2006 : 563 000 kWh. La VMC est d'une puissance de 1150 W et renouvelle l'air à hauteur de 1 vol/h.
E = 0.34 * 5 950 * 2 321 * 24 = 112 689 190 Wh soit 112 689 kWh
Cette consommation représente environ 20% des consommations de chauffage annuelles de la copropriété